Vente

Quels papiers pour vendre sa voiture ?

Un vendeur qui oublie une pièce engage sa responsabilité bien après la poignée de main. Voici la liste exacte, et ce que chacune protège.

À remettre à l’acheteur
4 documents

3 min de lecture

Les quatre pièces à remettre

La vente d'un véhicule d'occasion entre particuliers suppose la remise de quatre documents. Trois sont obligatoires dans tous les cas, le quatrième dépend de l'âge et du genre du véhicule.

  • La carte grise barrée, datée, signée, avec la mention « Vendu le » et l'heure.
  • Le certificat de cession (CERFA 15776), en deux exemplaires signés par les deux parties.
  • Le certificat de situation administrative, dit certificat de non-gage, de moins de quinze jours.
  • Le procès-verbal de contrôle technique de moins de six mois, pour tout véhicule de plus de quatre ans soumis au contrôle.

Le certificat de non-gage protège l’acheteur, pas le vendeur

Ce document atteste qu'aucun gage ni opposition n'empêche la vente. Un véhicule gagé peut être vendu, mais l'acheteur ne pourra pas l'immatriculer à son nom : il découvrira le problème trop tard s'il n'a pas réclamé le certificat.

Il est gratuit et s'obtient en ligne en quelques minutes auprès de l'administration.

Ce que le vendeur doit faire après la vente

Déclarer la cession dans les quinze jours. Tant que cette déclaration n'est pas enregistrée, le véhicule reste rattaché au vendeur dans le fichier national : les amendes radar continuent de lui parvenir.

Conserver un exemplaire du certificat de cession et l'accusé d'enregistrement. Ce sont les deux seules preuves opposables en cas de litige.

Et si l’acheteur ne fait jamais sa carte grise ?

Peu importe, dès lors que vous avez déclaré la cession : la responsabilité est transférée à la date et l'heure portées sur le certificat, indépendamment de ce que l'acheteur fait ensuite.

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Entrez votre plaque : le total s'affiche, taxes et frais compris. Sans engagement, et aucun document à cette étape.

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Le code de cession, la pièce qu’on oublie

Quand le vendeur déclare la cession, un code lui est remis. Ce code conditionne la démarche de l'acheteur : sans lui, l'acheteur ne peut pas rattacher sa demande à la vente déclarée, et son dossier reste bloqué.

Il doit donc être transmis à l'acheteur en même temps que les autres pièces. C'est le point sur lequel les ventes entre particuliers coincent le plus souvent, parce que le vendeur considère son travail terminé une fois le véhicule parti.

Déclarer la cession protège le vendeur

Tant que la cession n'est pas déclarée, le véhicule reste rattaché au vendeur dans le fichier national. Les avis de contravention lui parviennent, et c'est à lui de les contester en apportant la preuve de la vente. La déclaration coupe court à tout cela.

Vendre un véhicule gagé, accidenté ou non roulant

Un véhicule gagé peut être vendu, mais l'acheteur ne pourra pas l'immatriculer tant que le gage n'est pas levé. La transparence s'impose : le certificat de situation administrative le mentionne, et le cacher expose à l'annulation de la vente.

Un véhicule déclaré économiquement irréparable ou endommagé circulant ne peut être cédé qu'à un professionnel, ou à un particulier averti qui devra faire lever l'opposition après réparation et contre-visite. Un véhicule bon pour la casse ne se vend qu'à un centre VHU agréé, jamais à un particulier.

Ce que vous n’êtes pas obligé de fournir

La liste des pièces obligatoires est courte, et certaines demandes d'acheteurs n'ont aucun fondement. Les refuser n'est pas de la mauvaise volonté : fournir plus que la loi n'exige peut même se retourner contre le vendeur.

  • Le carnet d'entretien et les factures : utiles à la vente, mais jamais obligatoires.
  • Une copie de votre pièce d'identité : rien ne l'impose, et elle n'a pas à circuler.
  • Un contrôle technique de moins de six mois pour une vente à un professionnel : il n'est pas exigé.
  • Une garantie : entre particuliers, la vente est réputée en l'état, hors vice caché.

Questions fréquentes

Le contrôle technique est-il obligatoire pour une vente à un professionnel ?

Non. La vente à un professionnel de l'automobile dispense du contrôle technique, de même que la cession pour destruction à un centre VHU agréé.

Combien de temps le contrôle technique reste-t-il valable pour une vente ?

Il doit dater de moins de six mois au jour de la vente. Un contrôle de six mois et un jour impose d'en refaire un.

Puis-je vendre un véhicule dont la carte grise n’est pas à mon nom ?

Non. Seul le titulaire inscrit sur la carte grise peut céder le véhicule. Si vous l'avez acheté sans faire la carte grise à votre nom, vous devez d'abord régulariser.

Que faire si l’acheteur ne fait pas la carte grise à son nom ?

Si vous avez déclaré la cession, le véhicule ne vous est plus rattaché et vous n'avez rien à craindre. Conservez la preuve de la déclaration et le certificat de cession : ce sont eux qui vous dégagent, pas la bonne volonté de l'acheteur.

Dois-je prévenir mon assureur de la vente ?

Oui, et sans attendre. Le contrat est suspendu de plein droit le lendemain de la cession, mais il faut le résilier ou le transférer sur un autre véhicule : à défaut, les cotisations continuent d'être appelées.

Puis-je vendre un véhicule dont la carte grise porte mon ancienne adresse ?

Oui, cela ne bloque pas la vente. Mais la mise à jour de l'adresse était obligatoire dans le mois suivant le déménagement, et une adresse périmée complique la réception du courrier lié au véhicule jusqu'à la cession.

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Quinze jours pour déclarer, et c'est votre responsabilité qui est en jeu. Nous enregistrons la cession dans le SIV et vous transmettons votre accusé.

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